mardi 19 octobre 2010

Salon Haute Fidélité - 16 et 17 octobre 2010


Nouvelle fête de l’audio le week-end dernier, organisée cette fois par le magazine Haute Fidélité. Les visiteurs pouvaient y parcourir une trentaine de stands, présentant pour la plupart des configurations d’exception. Les comparaisons avec l’automobile étant courantes dans le monde de la haute fidélité, reconnaissons que si certains systèmes affichent des caractéristiques de franchissement dignes des meilleurs 4x4, quelques uns possèdent de accélérations de dragsters, d’autres encore présentent le confort cossu de grosses berlines allemandes. A défaut d’être accessibles à toutes les bourses, il y avait donc des systèmes pour tous les goûts !

Voici, pour cette année, la sélection Signal sur bruit dans ce long circuit avec nombreuses courbes et lignes droites.

Pour commencer, chez Avance Audio, écoute d’une configuration certes imposante mais surtout très musicale. Au menu, une belle suite d’électroniques Van Medevoort haut de gamme (transport CT460, convertisseur universel DA 466, préampli CA460 et ampli PA460) alimentant les enceintes Duevel Bella Luna. Comme à l’habitude avec Duevel, la musique envahissait la pièce sans sembler parvenir de deux sources localisables et ce quelle que soit la position d’écoute, ce qui n’est pas si commun.



Aphrodite's Melody proposait une très belle écoute de la platine Kuzma XL2 équipée du bras 4P suivie des électroniques Nagra (préampli phono VPS, préampli ligne PLL, blocs de puissance MSA) et des enceintes Verity Audio Amadis. 


Restitution large bande précise mais fluide, avec une pointe de brillance sans doute à mettre sur le compte des enceintes, très transparentes. Le grain instrumental et vocal était bien là, avec une rare présence, que ce soit sur le disque Chamber Music de Vincent Ségal et Ballaké Sissoko, ou avec un vieux Chet Baker.




Sur le stand ZED, le lecteur EMMLabs CDSA et les électroniques Pass Labs (préampli XP10 et bloc X 260.5) attaquaient plusieurs modèles d’enceintes Pascal Louvet, dont les Neilos, avec beaucoup de soyeux et de profondeur dans la restitution. Une certaine forme de majesté et de franchise. En statique, les électroniques CERA conçues par Robert Rapp des Artisans du Son.



Chez Seven, écoute d’un système d'entrée de gamme composé du lecteur CD et de l’ampli intégré Neodio Essentiel 1 et 2, alimentant les micro monitors Venture Audio La Vie complétés par un petit caisson de grave. Un résultat qui transcendait largement l'encombrement ridicule qu'il représente ! Beaucoup de propreté et de présence, avec une image très fouillée due à la compacité du système de transducteur (un unique et minuscule haut parleur large bande par enceinte).


Fusion réussie… chez Fusion Acoustic, tant sur le plan visuel qu’auditif, entre le superbe lecteur CD Gryphon Mikado Signature, le préampli Mirage et le bloc de puissance stéréo oblong Colosseum, qui trônait fièrement entre deux magnifiques enceintes Rockport Technologies Mira 2. 


Les Rockport, réputées difficiles à driver, trouvaient ici un partenaire électronique à la hauteur de leurs ambitions, capable de les faire sortir de leurs gonds.





Dans le très grand stand de Sound Arts Network, entre autres produits présentés, démonstration d’un système à base d’électroniques Wavac (amplis et préampli), Zanden (lecteur et convertisseur) et enceintes allemandes à pavillon A Capella. Un système de transducteurs à haut rendement qui était un peu le scoop du salon. Hautement voluptueux et esthétique particulièrement  originale.


Accentuel Audio mettait cette année l’accent sur les produits germaniques, avec un très beau système Brinkman alimentant les nouvelles enceintes Isophon Berlina RC7 à tweeter céramique. Ces magnifiques colonnes étaient précédées de la platine Oasis à entrainement direct, du préampli phono Fein, du préampli ligne Marconi et des blocs Mono, délicatement posés sur un meuble HRS SXR. Une des présentations les plus musicales du salon. On ne se précipitait pas sur la sortie de secours, pourtant bien repérable à son logo vert ! Les électroniques Hegel étaient également présentes en renfort.


Double stand chez Jefferson, rempli de produits de très haut de gamme. Les classiques et incontournables Goldmund, mais aussi les électroniques Chapter, et les enceintes allemandes Ascendo, françaises Tanagra et danoises Raidho. Ce sont ces dernières, les colonnes Raidho C3 (à gauche sur l’image) qui ont été le plus longuement écoutées. Alimentées en Goldmund, ces enceintes distillent un message d’une exquise douceur n’excluant pas la présence ni la notion d’impact. Il s’agit ici d’un confort auditif feutré et délicat dont on ne parvient que difficilement à s’extraire. 



Salon Haute Fidélité - 16 et 17 octobre 2010 (suite)

Chez Joenit, dans un petit salon, démonstration de solutions compactes et hautement musicales. Au centre, une unique électronique de marque beChocolate, fondée par l’importateur lui-même (ces belges, alors !) : l’ampli intégré/lecteur CD-SACD/tuner aux multiples entrées baptisé Puroh. 

Sur les côtés, les fines enceintes Totem Hawk, reliées par le câble Tress du même constructeur. Il suffisait de fermer les yeux pour obtenir l’illusion d’un grand son de qualité et d’une musicalité irréprochable. Ou comment se faire plaisir pour un budget raisonnable lorsque l’on ne dispose que d’une pièce d’écoute aux dimensions limitées.




Audionec, la marque française de très haut de gamme qui commence à faire parler d’elle, démontrait une enceinte révolutionnaire Answer utilisant deux diaphragmes plans dans le grave (montés en push-pull), un médium en papier de conception inédite à double rouleau, et un tweeter à ruban. Un système presque compact (!) puisque ces enceintes sont actives et étaient donc seulement alimentées par le lecteur/serveur SDV3. Évidemment pas des éléments abordables ni tout à fait discrets mais... Une forme d'absolu en terme de définition, qui s’exprimait notamment avec certains extraits musicaux jouant la carte percussive. Pour les amateurs de son direct et de fort pouvoir d'analyse. Médium ultra dégraissé mais performance dans le grave un peu en retrait, justifiée par la mise en oeuvre spécifique due à la pièce d’écoute (afin d’éviter les résonances de faux plafond). En tout cas, un système très objectif, mais dont l’esthétique et le prix peuvent aussi ne pas convenir à tout le monde…




Les importateurs Acoustic Precision/Audio Focus/Audio Prestige avaient rassemblé quelques super-héros à la Marvel Comics : le nouveau combo Drive+DAC MSB Diamond, un préampli Lamm L2 Reference et ses blocs mono M 1.2 Reference, et enfin des enceintes JBL Everest DD 6600 à large empattement. Très gros système pour vaste pièce et grand budget. Capable des déferlements dynamiques les plus extrêmes. Mais une approche vraiment musicale à bas régime, et où les JBL s'épanouissaient comme rarement. Extrême grave roboratif mais bien tenu. Système musclé ne laissant pas l'auditeur sur sa faim.


Privatech importe les enceintes danoises Dali et les électroniques américaines Cary à tubes. Une très belle synergie musicale totalement exempte d'agressivité avec le petit système composé du lecteur Cary Concept, de l’intégré CAD 300 SEI et des Dali Ikon 6 Mk2. Puis passage à l’écoute des grandes Dali Euphonia MS5 avec une majestueuse suite Cary comprenant notamment l’amplificateur CAD200. Evidemment une autre ampleur, mais toujours cette fluidité avantageuse et ce sens imparable de la musicalité.


Chez Technodis 2000, les enceintes espagnoles ADN Acoustic se dévoilaient entièrement. 

Mais à l’écoute, on retrouvait plus souvent les nouvelles créations acoustiques de la marque française Art et Technologie (ex-Artec) : le modèle SE-y3 laqué blanc, alimenté par une électronique du même fabricant : l’ampli intégré SE 50-i. Au sommet de cette association, le nouveau transport CD Métronome Technologie T3A. Le tout reposait sur un support Artesana Audio, espagnol lui aussi, d’une rare sophistication. Restitution très pleine et suivi mélodique de premier plan. Un stand où l'écoute de musique était un réel plaisir avant d'être une démo. Les «petites» enceintes Art et Technologie et le gros intégré sont des éléments bien complémentaires, bourrés de punch. 



Dans la même pièce, le très gros système avec les prototypes d’enceintes SE-y7 et leurs énormes blocs mono Absolute se révélait également très prometteur, d'une redoutable transparence notamment dans le registre médium. Mais attention aux enregistrements déséquilibrés ! Ce système les confondra immédiatement.




Et l’on retrouvait également deux fournisseurs en carburants à haut indice d’octane sur ce salon : les distributeurs Jazzy Bird et Elite Diffusion dont les bacs et étagères regorgeaient de gravures d’exception et d’accessoires d’optimisation de systèmes...

Merci pour votre attention, et à l’année prochaine !

lundi 11 octobre 2010

Salon HiFi Home Cinema -1


Dès l’aube, les hôtesses de la SPAT 
étaient prêtes à accueillir les nombreux visiteurs


Allez ! Charité bien ordonnée… Cette année, votre magazine Signal sur bruit disposait d’un stand sur le salon. L’occasion de rencontrer des internautes déjà acquis à la cause, d’échanger des impressions à brûle pourpoint entre passionnés, et de tenter de séduire de nouveaux lecteurs. Stand dont il me fallût tout même m’absenter de temps à autres pour parcourir l’exposition et en restituer l’esprit, à défaut évidemment de pouvoir approfondir la visite de chaque stand ! Voici donc, en toute subjectivité, mon compte rendu de visite...

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Tout d’abord, sans doute une première dans un salon consacré à la haute fidélité : la présence de l’association Audition solidarité.org, reconnue d’intérêt général, et qui enseigne aux élèves d’écoles de musique et de conservatoire à se méfier des dangers du son lorsque l’on y est exposé trop longtemps à trop fort volume. 


Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas que les amateurs pratiquant le hard rock qui y sont exposés. Les violonistes aussi ! Cette association a été fondée par des audioprothésistes et des musiciens bien sensibilisés, pour ne pas dire effarés, par les dommages auditifs graves que connaissent de plus en plus de jeunes. Pour endiguer ce phénomène alarmant, la solution s’imposait : aller à la source et multiplier les actions de prévention.


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Mais revenons un peu à l’objet central du salon. Par exemple avec la présentation en statique de plusieurs modèles de platines tourne-disques réalisées artisanalement par Pierre Riffaud, qui conçoit ce maillon de la chaîne Hi Fi comme un élément à réaliser sur mesure en fonction des goûts des clients. Récemment développés, plusieurs modèles de bras unipivot pouvant être finement adaptés à des cellules existantes. 


Côté platine proprement dite, le modèle phare de la gamme, baptisé Héritage, succède à l’Epure déjà connue des amateurs. Et le constructeur peut également modifier et remettre en état des platines Garrard afin de leur donner une seconde jeunesse.

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Chez LG, démonstrations de configurations home cinéma de la marque avec projection en 3D et en 2D. On notait notamment le quasi prototype d’écran à la technologie nano de 8,8 mm d’épaisseur (référence HB 994 PK) à la fluidité d’image assez bluffante, au sein d’un système tout LG très looké.



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Chez DEA, très grand stand statique comme à l’habitude, mais avec deux systèmes à écouter en alternance. Un petit ensemble qui remplissait déjà très correctement une partie de l’immense salle, composé des enceintes sphériques Elipson Planet L, du lecteur en éléments séparés Perreaux SXCD et de l’ampli intégré stéréo SX 25i. De tous petits gabarits très alertes et musicaux ! 


Le gros système était pour sa part composé du lecteur Perreaux CD1, du préampli SM6 MkII et des blocs de puissance monophoniques 750 du constructeur néo-zélandais, drivant les grandes Elipson 4260 inspirées des légendaires modèles 4050 de la Radio Télévision Française.


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Jouant la carte de l’intégration domestique et de la domotique, B&W France présentait une salle de cinéma domestique faisant appel aux enceintes presque plates de la série CT 800, complétées par des caissons de grave SA 1000 spécialement amplifiés par des unités développées par B&W. Outre le préampli processeur Classé CT SSP et les blocs d’amplification CT 2300, et complétée pour la partie vidéo par deux projecteurs SIM 2 (pour des projections en relief), cette installation hors norme mettait en vedette le nouveau serveur Kaleidoscape. 

Cette puissante machine est un serveur audio vidéo aux possibilités quasiment illimitées, permettant de stocker des centaines de CD, DVD et même Blu-ray discs tout en présentant une exceptionnelle ergonomie. Et la projection de programmes d’origine DVD montrait déjà bien à quel point, comme en audio pure, le fait de pouvoir s’abstraire des problèmes mécaniques de lecture améliore la restitution de l’image. Ne parlons même pas des extraits Blu-ray en 3D !

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Chez Hamy Sound, les électroniques Stello de la série 500 aux lignes arrondies (lecteur CDA 500 et ampli intégré avec convertisseur Ai 500) faisaient bon ménage avec les enceintes JBL 1400 Array au design surprenant. Un ensemble capable de beaucoup de finesse et de vivacité.

L’association à haut niveau était elle composée d’une batterie d’électroniques Accuphase dont le lecteur CD DP 510 et l’intégré en classe A E560, affectés à l’ascension des JBL K2 S9900. Une belle restitution, mais peut être un peu tempérée tout de même vu le gabarit des enceintes.





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Chez GP Acoustic France, distributeur de KEF, on regrettait de ne pouvoir écouter les monstrueux nouveaux modèles Muon tout alu, pourtant fièrement exposés à l’entrée du stand. 

















Mais on se consolait à l’écoute d’un premier système de la série Q - capable de force et de douceur - composé des colonnes frontales Q 700, de la centrale Q 600c, des voies arrières Q 300 et du caisson Q 400b, alimentées par un intégré multi canal Arcam, une source Blu-ray et un écran Pioneer. Et juste en face de ce système, quelques représentants de l’étonnante série T ultra plate embarquant des haut-parleurs à diaphragmes… plats, tout simplement.


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Le croirez-vous, dans l’immense pièce réservée par Audio Marketing Services, les énormes enceintes Vienna Acoustic Klimt «The Music» étaient alimentées par deux nouveaux et minuscules blocs mono Cyrus X, développés spécifiquement par Mission, qui est aussi l’importateur de la marque d’enceintes autrichiennes en Angleterre. Ces discrètes boîtes délivrent quand même une puissance de 300W. 




En sources, le système l’ensemble Soolos Control Ten bien nourri en enregistrements sous de multiples formats, et le lecteur Gamut CD 3 - utilisé en transport seul - attaquant l’étage de conversion du préampli processeur Meridian 861 G6. Un son énorme, spécialement façonné par le célèbre Martial Hernandez ! 


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Chez France Marketing, les enceintes allemandes Quadral Montan Aurum se faisaient douces mais majestueuses, épaulées par un intégré Mac Intosh et un lecteur Sherwood CD 772. Véritablement une très belle écoute, grâce à ces enceintes embarquant des solutions technologiques innovantes (boomer placé de biais dans l’ébénisterie, beau tweeter à ruban). 


Des enceintes qui n’avaient rien d’ostensiblement teuton, au sein d’un système qui affichait une touche de rondeur dans le grave et une petite pointe d’acidité dans le medium aigu, un peu typique de l’électronique au nom écossais.

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Yamaha s’offrait un très beau double stand où était présenté une myriade d’appareils dont notamment le nouveau serveur NPS 2000 sur un plateau tournant. En avance de phase par rapport au prochain salon de la Musique, Yamaha donnait à voir et à écouter les nouvelles guitares de la marque. 

Dans cette salle également dédiée à l’écoute HiFi, on pouvait entendre, entre autres configurations, un système composé du lecteur CDS 2000, de l’ampli de puissance AS 2000 et des enceintes Suavo 1 (ici à droite). 


Mais alors, si même les grands constructeurs japonais se mettent à faire de la haute fidélité de haute qualité, que va-t-il rester aux marques audiophiles ? Car ces éléments plutôt abordables présentent effectivement beaucoup de qualités, et justifient les éloges régulières qu’ils reçoivent de la presse.




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